Charles-Boromé Baril est né le 31 janvier 1846 à Gentilly, soit une année avant Adélia Bourassa, née le 26 juillet 1847, probablement à Saint-Hippolyte-de-Wotton. Charles a un peu plus de trois ans lorsque ses parents, David Baril et Louise Chandonnais quittent Gentilly pour aller coloniser les « Townships ». Ils arrivent à Wotton en mai 1849 et font partie des premiers colons qui développent le village.
Charles passe son enfance à Wotton et c’est à trois semaines de son 22e anniversaire de naissance, soit le 20 janvier 1868, qu’il marie une fille du village, Adélia Bourassa. Celle-ci est la fille d’Hercule Bourassa et d’Esther Beauchesne. Elle est âgée de 20 ans lors du mariage.
Une année plus tard, à quelques jours près, soit le 10 janvier 1869, naît le premier enfant du couple, Léonie. Puis, le 15 octobre 1870, la famille s’élargit avec la naissance de Joseph-Charles. Six autres enfants s’ajouteront entre 1872 et 1883 : Alice, née le 2 décembre 1872, Olivine, née le 12 novembre 1874, Virginie, née le 13 février 1877, Amanda, née le 24 février 1879, Alma, née le 20 avril 1881 et Athanaïs, née le 15 mai 1883.
Après 14 ans de mariage, Charles et Adélia doivent nourrir 8 enfants. On peut supposer que la tâche n’a pas été facile pour le couple. Or, à cette époque, les rumeurs disent que les Etats-Unis offrent d’excellentes possibilités de travail. Pourquoi ne pas tenter sa chance ? On estime qu’entre 1840 et 1930, près de 900 000 personnes quittent le Québec pour aller vivre en Nouvelle-Angleterre (Roby, Les Franco-Américains de la Nouvelle-Angleterre – Rêves et réalités, p. 11). Ils y retrouveront surement quelques amis et connaissances. D'ailleurs quelques citoyens de Wotton sont déjà parties travailler à Biddeford dans le Maine, comme le rapporte Yves Roby :
« …C’est elle qui, en 1860, décide de partir pour Biddeford, Maine, où plusieurs familles de Wotton se sont déjà établies… »
(Les Franco-Américains de la Nouvelle-Angleterre — 1776-1930, p. 52)
La vie à Wotton ne semble pas être facile même dix ans après sa fondation, comme le souligne l’abbé Casimir Hamelin le 14 avril 1859 :
« La misère est grande dans ma paroisse, et je pense qu’il va mourir au printemps un grand nombre d’animaux, ce qui décourage plusieurs au point de leur faire prendre la route des États-Unis. Il s’expatrie pas moins d’une vingtaine de familles qui semblent partir à regret. »
(Histoire de Wotton par Maurice O’Bready, prêtre, 1949, p. 85.)
L’espoir d’une vie plus facile, ou à tout le moins plus lucrative, motive probablement le couple Baril à s’exiler vers les États-unis. La date exacte de leur départ est inconnue, toutefois on peut supposer qu’ils ont quitté Wotton entre le 15 mai 1883, date de la naissance d’Athanaïs à St-Hyppolite-de-Wotton et le 8 septembre 1885, date à laquelle Édouard, le deuxième garçon de la famille, est né à Biddeford, Maine.
Un répertoire d’adresses de Biddeford datant de 1886 nous indique que Charles Baril, coupeur de bois (wood-chopper) habite le 89 rue Alfred. Toutefois, c’est sur la rue Bradbury qu’il habitera au moment de son décès accidentel.
Le tragique décès de Charles a été relaté de la façon suivante dans le Biddeford Daily Journal, édition du 28 juillet 1887 au soir :
NEARLY CUT IN TWAIN
A Two-Ton Boulder Instantly Kills a Biddeford Man at Kittery
The home of Charles Berry (sic) on Bradbury street has been rendered desolate by a terrible accident that happened at Kittery yesterday, and a fond wife and nine children have been suddenly plunged into the depths of grief.
Charles Berry has of late been employed by the Boston & Maine road to work upon a gravel train in the construction of the York Harbor & Beach railroad. Yesterday afternoon he was at work shoveling gravel onto a car at Kittery, when a huge boulder weighing two tons became disloged thirty-five feet above him, and falling, caught and jammed him against the car, killing him instantly. His body was nearly cut in twain, and it was found necessary to remove the car from the rails before it could be recovered.
The body was placed in a casket and brought to this city on the 10:16 train last night and taken to Mr. Berry (sic) late residence on Bradbury street. He was about forty-five years old. The funeral will be held tomorrow.
Lors de son décès Charles était donc à l’emploi de la compagnie Boston & Maine Road et était affecté à la construction d’une voie de chemin de fer au York Harbor & Beach. C’est au moment où il pelletait du gravier dans un wagon qu’il a été écrasé par une grosse pierre de deux tonnes, détachée d’un rocher situé à plus de 35 pieds au-dessus de lui. Son corps, coincé entre le wagon et la pierre a été, nous rapporte le journal, presque coupé en deux et la mort a semble-t-il été instantanée. On a dû retirer le wagon des rails pour récupérer le corps.
Charles a 41 ans au moment de son décès et laisse dans le deuil Adélia qui a eu 40 ans la veille du décès de son époux. Elle doit prendre en charge les 9 enfants, en plus d’être enceinte d’un dixième, Alphonse, qui naîtra six mois après la mort de son père.
Suite au décès de Charles, Adélia et ses enfants changeront régulièrement d’adresse à Biddeford :
1890 Baril, Delia, widow of Charles, house 18 Laconia Corp.
1900 Baril, Delia, widow of Charles, house 34 Bacon
1904 Baril, Delia, wid. Charles, h. 44 Bacon
Année inconnue Athenais Baril, 303-4 High St, Biddeford Maine
Quelques années après le décès de Charles, la plupart de enfants du couple reviennent vivre au Québec. La maison de la rue Saint-Georges à Windsor sera achetée en 1919 par Alma et Athanaïs. Eddie et son épouse Emma habiteront la maison des sœurs Baril et ils prendront en charge Adélia. Seule Alice, mariée à Michael Murphy, demeurera à Philmont dans l’état de New York, et Alphonse, marié à Louise Hangs, habitera Schenectady, également dans l’état de New York. Adélia décède le 26 juin 1935, à Windsor, à l’âge de 87 ans et 11 mois. À la fin de sa vie, elle était aveugle.
jeudi 2 juillet 2009
samedi 20 juin 2009
De Gentilly à Wotton : David Baril et Louise Chandonnais
Fils de François-Xavier Baril et de Josephte Raux-Alexandre, David Baril est né le 20 avril 1796 dans la paroisse Saint-Édouard-de-Gentilly. Il sera baptisé le lendemain de sa naissance.
À l’âge de 28 ans, le 11 mai 1824, il épouse Geneviève Michel-Bécot, fille de Louis Michel-Bécot et de Marie-Louise Billy. Moins de six mois après le mariage, le 2 novembre de la même année, est baptisé leur premier enfant, Antoine. Plusieurs autres suivront et seront tous baptisés à Gentilly : Viviesse (1825), Marie Julie (baptisée le 24 août 1826), Onésime (baptisé le 6 juin 1828), Adélaïde (baptisée le 20 juin 1830), les jumeaux Cléophas et Guillaume (baptisés le 4 janvier 1832), Marie-Reine (baptisée le 18 mars 1833), Marie-Adélaïde (baptisée le 24 août 1834) et finalement Marie Rose-de-Lima (baptisée le 5 mars 1836). Viviesse décédera vers l’âge de 12 ans, soit en 1837.
À l’âge de 28 ans, le 11 mai 1824, il épouse Geneviève Michel-Bécot, fille de Louis Michel-Bécot et de Marie-Louise Billy. Moins de six mois après le mariage, le 2 novembre de la même année, est baptisé leur premier enfant, Antoine. Plusieurs autres suivront et seront tous baptisés à Gentilly : Viviesse (1825), Marie Julie (baptisée le 24 août 1826), Onésime (baptisé le 6 juin 1828), Adélaïde (baptisée le 20 juin 1830), les jumeaux Cléophas et Guillaume (baptisés le 4 janvier 1832), Marie-Reine (baptisée le 18 mars 1833), Marie-Adélaïde (baptisée le 24 août 1834) et finalement Marie Rose-de-Lima (baptisée le 5 mars 1836). Viviesse décédera vers l’âge de 12 ans, soit en 1837.
On peut supposer que David deviendra veuf entre le 5 mars 1836 et le 14 avril 1845, puisque c’est ce 14 avril qu’il épouse Louise Chandonnais, fille de Charles Chandonnais et de Louise Beaudet, à Gentilly. Il a alors 48 ans lors de son mariage, à quelques jours près de son 49e anniversaire. Sa nouvelle épouse prend donc en charge une famille de 9 enfants. Née le 8 octobre 1806, elle a alors 38 ans.
De cette union naît neuf mois plus tard, Charles-Boromé, le 31 janvier 1846, baptisé le même jour à Gentilly. Puis, le 23 octobre 1847, Marie-Marguerite voit le jour. Elle reçoit le sacrement du baptême le jour même de sa naissance. La famille compte alors onze enfants, le plus vieux étant âgé de 23 ans.

De cette union naît neuf mois plus tard, Charles-Boromé, le 31 janvier 1846, baptisé le même jour à Gentilly. Puis, le 23 octobre 1847, Marie-Marguerite voit le jour. Elle reçoit le sacrement du baptême le jour même de sa naissance. La famille compte alors onze enfants, le plus vieux étant âgé de 23 ans.

C’est avec sa famille que David Baril arrive à Wotton en mai 1849. Il fait partie des premiers colons qui ont participé au développement du village, suite à l’ouverture des Townships aux colons canadiens-français. En six ou sept ans, de 1849 à 1855, les colons ont réussi à fonder une municipalité.
« Cette période de 1849 à 1855, période de l’arrivée, de l’installation, des tâtonnements préalables à toute cohésion, ne couvre que six ans. Mettre en marche une municipalité et une paroisse en six ou sept ans, voilà un exploit qui surprend, au XIXe siècle, si l’on considère qu’on partait de zéro, qu’une forêt dense couvrait la contrée, et qu’on ne jouissait d’aucune des facultés modernes de communication. La seule perspective d’avoir à parcourir 90 milles et plus, à pied les premières années, à cheval ou en charrette à poches ensuite, pour parvenir à Wotton, aurait dû décourager les plus audacieux. »
Histoire de Wotton par Maurice O’Bready, prêtre, 1949, pp. 70-71.
La plupart des colons qui sont arrivés en même temps que David venaient des rives du Saint-Laurent.
« Cette période de 1849 à 1855, période de l’arrivée, de l’installation, des tâtonnements préalables à toute cohésion, ne couvre que six ans. Mettre en marche une municipalité et une paroisse en six ou sept ans, voilà un exploit qui surprend, au XIXe siècle, si l’on considère qu’on partait de zéro, qu’une forêt dense couvrait la contrée, et qu’on ne jouissait d’aucune des facultés modernes de communication. La seule perspective d’avoir à parcourir 90 milles et plus, à pied les premières années, à cheval ou en charrette à poches ensuite, pour parvenir à Wotton, aurait dû décourager les plus audacieux. »
Histoire de Wotton par Maurice O’Bready, prêtre, 1949, pp. 70-71.
La plupart des colons qui sont arrivés en même temps que David venaient des rives du Saint-Laurent.
« Ils venaient en majorité de Gentilly et de Saint-Grégoire ; ils venaient aussi des paroisses voisines : Deschambault, Bécancour, Saint-Pierre-les-Becquets, la Baie-du-Feyvre… »
Ibid, p. 71.
Ibid, p. 71.
En 1849, le Township de Wotton était très peu développé et il fallait beaucoup de courage pour aller y habiter.
« Pour faciliter aux colons l’accès à Wotton et aux autres cantons dont il offrait les terres à titre gratuit, le gouvernement avait ordonné l’ouverture d’un chemin central ; le tracé du Grand chemin fut indiqué dès l’automne de 1848 par les arpenteurs, qui plaquèrent les arbres depuis le chemin Craig (Shipton) jusqu’au chemin Gosford (Ham-Sud), en passant par l’Équerre (emplacement actuel du village de St-Camille); on ne perça ce Grand chemin qu’à l’été suivant. C’est donc à travers les bois, et en suivant le placage ou l’entaille faite sur les arbres, que les colons des premiers mois parvinrent aux « Terres des prêtres ». Ils surgirent l’un après l’autre ou en petits groupes, plus riches de courage que de provisions. »
Ibid, p. 31.
« Pour faciliter aux colons l’accès à Wotton et aux autres cantons dont il offrait les terres à titre gratuit, le gouvernement avait ordonné l’ouverture d’un chemin central ; le tracé du Grand chemin fut indiqué dès l’automne de 1848 par les arpenteurs, qui plaquèrent les arbres depuis le chemin Craig (Shipton) jusqu’au chemin Gosford (Ham-Sud), en passant par l’Équerre (emplacement actuel du village de St-Camille); on ne perça ce Grand chemin qu’à l’été suivant. C’est donc à travers les bois, et en suivant le placage ou l’entaille faite sur les arbres, que les colons des premiers mois parvinrent aux « Terres des prêtres ». Ils surgirent l’un après l’autre ou en petits groupes, plus riches de courage que de provisions. »
Ibid, p. 31.
À l’arrivée de David Baril en mai 1849 on dénombre 33 chefs de famille à Wotton. David occupe le lot 20 du rang V .
Sans prêtre et sans église, les colons travaillent tout de même à bâtir la paroisse qui s’appellera Saint-Hippolyte-de-Wotton :
« Pendant ce temps, on s’occupe de construire une croix pour la faire bénir. C’est David Baril, Alexis Chandonnet, Placide Léger et Édouard Léger qui l’ont faite, et Édouard Léger qui l’a peinturée. On choisit et on prépara une place pour dire la messe : le choix tomba sur la maison de David Baril, la plus convenable. »
Ibid, pp. 32-33.

Tout porte à croire que les premières messes ont été célébrées chez David Baril par l’abbé Bédard de Kingsey. Ces propos sont relatés par Édouard Léger :
« M. Bédard(...) a dit ses deux messes chez David Baril. Pendant les messes, on chanta des cantiques. Il donna le sermon sur la vanité : il ne faut pas être fiers dans le bois ; on n’a pas besoin d’un petit parasol, nous avons l’ombre des arbres ; il faut être patient à supporter toutes les misères. Il nous faudrait un cimetière, etc.(...) Les messes se sont trouvées à être dites sur le lot 20 dans le 5e rang. »
Ibid, p. 33.
Sans prêtre et sans église, les colons travaillent tout de même à bâtir la paroisse qui s’appellera Saint-Hippolyte-de-Wotton :
« Pendant ce temps, on s’occupe de construire une croix pour la faire bénir. C’est David Baril, Alexis Chandonnet, Placide Léger et Édouard Léger qui l’ont faite, et Édouard Léger qui l’a peinturée. On choisit et on prépara une place pour dire la messe : le choix tomba sur la maison de David Baril, la plus convenable. »
Ibid, pp. 32-33.

Tout porte à croire que les premières messes ont été célébrées chez David Baril par l’abbé Bédard de Kingsey. Ces propos sont relatés par Édouard Léger :
« M. Bédard(...) a dit ses deux messes chez David Baril. Pendant les messes, on chanta des cantiques. Il donna le sermon sur la vanité : il ne faut pas être fiers dans le bois ; on n’a pas besoin d’un petit parasol, nous avons l’ombre des arbres ; il faut être patient à supporter toutes les misères. Il nous faudrait un cimetière, etc.(...) Les messes se sont trouvées à être dites sur le lot 20 dans le 5e rang. »
Ibid, p. 33.
Un enfant est d’ailleurs baptisé chez les Baril :
« Le mardi et le mercredi, soit les 12 et 13 juin (1849), il (Abbé Bédard) célèbre au Grand chemin, chez M. David Baril, et il y baptise, le 12, Thomas, né le 26 mai, de Prosper Beauchesne et d’Adèle Bourassa; »
Ibid, p. 35.
Le prêtre revient un mois plus tard, soit le 20 août 1849.
« L’office se célèbre encore chez David Baril. En juin, on avait compté 100 personnes à la messe, et cette fois-ci, le nombre est doublé. »
Ibid, p. 37.
Un autre enfant vient compléter la famille Baril, Émilie. Les détails de sa naissance à Wotton restent à vérifier.
David Baril habite toujours Wotton le 28 septembre 1852 puisqu’il est co-signataire d’une lettre dans laquelle il s’engage, avec plusieurs autres habitants, à verser les sommes nécessaires au soutien du futur curé du Township de Wotton.
Toutefois, trois lettres importantes signées par la majorité des paroissiens, le 6 août 1855, le 26 novembre 1856 et le 22 janvier 1870 ne portent pas sa signature. L’acte de sépulture nous confirme d’ailleurs que David Baril, cultivateur, est décédé le 12 mars 1854, à Wotton, à l’âge de 58 ans. Sa sépulture a lieu le 14 mars 1854, soit un peu moins de 5 ans après son arrivée à Wotton. L’acte de sépulture a été signé par le prêtre missionnaire G. J. Duhault en présence des témoins, Charles Lachance et Bazile Gervais.
« Le mardi et le mercredi, soit les 12 et 13 juin (1849), il (Abbé Bédard) célèbre au Grand chemin, chez M. David Baril, et il y baptise, le 12, Thomas, né le 26 mai, de Prosper Beauchesne et d’Adèle Bourassa; »
Ibid, p. 35.
Le prêtre revient un mois plus tard, soit le 20 août 1849.
« L’office se célèbre encore chez David Baril. En juin, on avait compté 100 personnes à la messe, et cette fois-ci, le nombre est doublé. »
Ibid, p. 37.
Un autre enfant vient compléter la famille Baril, Émilie. Les détails de sa naissance à Wotton restent à vérifier.
David Baril habite toujours Wotton le 28 septembre 1852 puisqu’il est co-signataire d’une lettre dans laquelle il s’engage, avec plusieurs autres habitants, à verser les sommes nécessaires au soutien du futur curé du Township de Wotton.
Toutefois, trois lettres importantes signées par la majorité des paroissiens, le 6 août 1855, le 26 novembre 1856 et le 22 janvier 1870 ne portent pas sa signature. L’acte de sépulture nous confirme d’ailleurs que David Baril, cultivateur, est décédé le 12 mars 1854, à Wotton, à l’âge de 58 ans. Sa sépulture a lieu le 14 mars 1854, soit un peu moins de 5 ans après son arrivée à Wotton. L’acte de sépulture a été signé par le prêtre missionnaire G. J. Duhault en présence des témoins, Charles Lachance et Bazile Gervais.
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