À l’âge de 28 ans, le 11 mai 1824, il épouse Geneviève Michel-Bécot, fille de Louis Michel-Bécot et de Marie-Louise Billy. Moins de six mois après le mariage, le 2 novembre de la même année, est baptisé leur premier enfant, Antoine. Plusieurs autres suivront et seront tous baptisés à Gentilly : Viviesse (1825), Marie Julie (baptisée le 24 août 1826), Onésime (baptisé le 6 juin 1828), Adélaïde (baptisée le 20 juin 1830), les jumeaux Cléophas et Guillaume (baptisés le 4 janvier 1832), Marie-Reine (baptisée le 18 mars 1833), Marie-Adélaïde (baptisée le 24 août 1834) et finalement Marie Rose-de-Lima (baptisée le 5 mars 1836). Viviesse décédera vers l’âge de 12 ans, soit en 1837.
On peut supposer que David deviendra veuf entre le 5 mars 1836 et le 14 avril 1845, puisque c’est ce 14 avril qu’il épouse Louise Chandonnais, fille de Charles Chandonnais et de Louise Beaudet, à Gentilly. Il a alors 48 ans lors de son mariage, à quelques jours près de son 49e anniversaire. Sa nouvelle épouse prend donc en charge une famille de 9 enfants. Née le 8 octobre 1806, elle a alors 38 ans.
De cette union naît neuf mois plus tard, Charles-Boromé, le 31 janvier 1846, baptisé le même jour à Gentilly. Puis, le 23 octobre 1847, Marie-Marguerite voit le jour. Elle reçoit le sacrement du baptême le jour même de sa naissance. La famille compte alors onze enfants, le plus vieux étant âgé de 23 ans.

De cette union naît neuf mois plus tard, Charles-Boromé, le 31 janvier 1846, baptisé le même jour à Gentilly. Puis, le 23 octobre 1847, Marie-Marguerite voit le jour. Elle reçoit le sacrement du baptême le jour même de sa naissance. La famille compte alors onze enfants, le plus vieux étant âgé de 23 ans.

C’est avec sa famille que David Baril arrive à Wotton en mai 1849. Il fait partie des premiers colons qui ont participé au développement du village, suite à l’ouverture des Townships aux colons canadiens-français. En six ou sept ans, de 1849 à 1855, les colons ont réussi à fonder une municipalité.
« Cette période de 1849 à 1855, période de l’arrivée, de l’installation, des tâtonnements préalables à toute cohésion, ne couvre que six ans. Mettre en marche une municipalité et une paroisse en six ou sept ans, voilà un exploit qui surprend, au XIXe siècle, si l’on considère qu’on partait de zéro, qu’une forêt dense couvrait la contrée, et qu’on ne jouissait d’aucune des facultés modernes de communication. La seule perspective d’avoir à parcourir 90 milles et plus, à pied les premières années, à cheval ou en charrette à poches ensuite, pour parvenir à Wotton, aurait dû décourager les plus audacieux. »
Histoire de Wotton par Maurice O’Bready, prêtre, 1949, pp. 70-71.
La plupart des colons qui sont arrivés en même temps que David venaient des rives du Saint-Laurent.
« Cette période de 1849 à 1855, période de l’arrivée, de l’installation, des tâtonnements préalables à toute cohésion, ne couvre que six ans. Mettre en marche une municipalité et une paroisse en six ou sept ans, voilà un exploit qui surprend, au XIXe siècle, si l’on considère qu’on partait de zéro, qu’une forêt dense couvrait la contrée, et qu’on ne jouissait d’aucune des facultés modernes de communication. La seule perspective d’avoir à parcourir 90 milles et plus, à pied les premières années, à cheval ou en charrette à poches ensuite, pour parvenir à Wotton, aurait dû décourager les plus audacieux. »
Histoire de Wotton par Maurice O’Bready, prêtre, 1949, pp. 70-71.
La plupart des colons qui sont arrivés en même temps que David venaient des rives du Saint-Laurent.
« Ils venaient en majorité de Gentilly et de Saint-Grégoire ; ils venaient aussi des paroisses voisines : Deschambault, Bécancour, Saint-Pierre-les-Becquets, la Baie-du-Feyvre… »
Ibid, p. 71.
Ibid, p. 71.
En 1849, le Township de Wotton était très peu développé et il fallait beaucoup de courage pour aller y habiter.
« Pour faciliter aux colons l’accès à Wotton et aux autres cantons dont il offrait les terres à titre gratuit, le gouvernement avait ordonné l’ouverture d’un chemin central ; le tracé du Grand chemin fut indiqué dès l’automne de 1848 par les arpenteurs, qui plaquèrent les arbres depuis le chemin Craig (Shipton) jusqu’au chemin Gosford (Ham-Sud), en passant par l’Équerre (emplacement actuel du village de St-Camille); on ne perça ce Grand chemin qu’à l’été suivant. C’est donc à travers les bois, et en suivant le placage ou l’entaille faite sur les arbres, que les colons des premiers mois parvinrent aux « Terres des prêtres ». Ils surgirent l’un après l’autre ou en petits groupes, plus riches de courage que de provisions. »
Ibid, p. 31.
« Pour faciliter aux colons l’accès à Wotton et aux autres cantons dont il offrait les terres à titre gratuit, le gouvernement avait ordonné l’ouverture d’un chemin central ; le tracé du Grand chemin fut indiqué dès l’automne de 1848 par les arpenteurs, qui plaquèrent les arbres depuis le chemin Craig (Shipton) jusqu’au chemin Gosford (Ham-Sud), en passant par l’Équerre (emplacement actuel du village de St-Camille); on ne perça ce Grand chemin qu’à l’été suivant. C’est donc à travers les bois, et en suivant le placage ou l’entaille faite sur les arbres, que les colons des premiers mois parvinrent aux « Terres des prêtres ». Ils surgirent l’un après l’autre ou en petits groupes, plus riches de courage que de provisions. »
Ibid, p. 31.
À l’arrivée de David Baril en mai 1849 on dénombre 33 chefs de famille à Wotton. David occupe le lot 20 du rang V .
Sans prêtre et sans église, les colons travaillent tout de même à bâtir la paroisse qui s’appellera Saint-Hippolyte-de-Wotton :
« Pendant ce temps, on s’occupe de construire une croix pour la faire bénir. C’est David Baril, Alexis Chandonnet, Placide Léger et Édouard Léger qui l’ont faite, et Édouard Léger qui l’a peinturée. On choisit et on prépara une place pour dire la messe : le choix tomba sur la maison de David Baril, la plus convenable. »
Ibid, pp. 32-33.

Tout porte à croire que les premières messes ont été célébrées chez David Baril par l’abbé Bédard de Kingsey. Ces propos sont relatés par Édouard Léger :
« M. Bédard(...) a dit ses deux messes chez David Baril. Pendant les messes, on chanta des cantiques. Il donna le sermon sur la vanité : il ne faut pas être fiers dans le bois ; on n’a pas besoin d’un petit parasol, nous avons l’ombre des arbres ; il faut être patient à supporter toutes les misères. Il nous faudrait un cimetière, etc.(...) Les messes se sont trouvées à être dites sur le lot 20 dans le 5e rang. »
Ibid, p. 33.
Sans prêtre et sans église, les colons travaillent tout de même à bâtir la paroisse qui s’appellera Saint-Hippolyte-de-Wotton :
« Pendant ce temps, on s’occupe de construire une croix pour la faire bénir. C’est David Baril, Alexis Chandonnet, Placide Léger et Édouard Léger qui l’ont faite, et Édouard Léger qui l’a peinturée. On choisit et on prépara une place pour dire la messe : le choix tomba sur la maison de David Baril, la plus convenable. »
Ibid, pp. 32-33.

Tout porte à croire que les premières messes ont été célébrées chez David Baril par l’abbé Bédard de Kingsey. Ces propos sont relatés par Édouard Léger :
« M. Bédard(...) a dit ses deux messes chez David Baril. Pendant les messes, on chanta des cantiques. Il donna le sermon sur la vanité : il ne faut pas être fiers dans le bois ; on n’a pas besoin d’un petit parasol, nous avons l’ombre des arbres ; il faut être patient à supporter toutes les misères. Il nous faudrait un cimetière, etc.(...) Les messes se sont trouvées à être dites sur le lot 20 dans le 5e rang. »
Ibid, p. 33.
Un enfant est d’ailleurs baptisé chez les Baril :
« Le mardi et le mercredi, soit les 12 et 13 juin (1849), il (Abbé Bédard) célèbre au Grand chemin, chez M. David Baril, et il y baptise, le 12, Thomas, né le 26 mai, de Prosper Beauchesne et d’Adèle Bourassa; »
Ibid, p. 35.
Le prêtre revient un mois plus tard, soit le 20 août 1849.
« L’office se célèbre encore chez David Baril. En juin, on avait compté 100 personnes à la messe, et cette fois-ci, le nombre est doublé. »
Ibid, p. 37.
Un autre enfant vient compléter la famille Baril, Émilie. Les détails de sa naissance à Wotton restent à vérifier.
David Baril habite toujours Wotton le 28 septembre 1852 puisqu’il est co-signataire d’une lettre dans laquelle il s’engage, avec plusieurs autres habitants, à verser les sommes nécessaires au soutien du futur curé du Township de Wotton.
Toutefois, trois lettres importantes signées par la majorité des paroissiens, le 6 août 1855, le 26 novembre 1856 et le 22 janvier 1870 ne portent pas sa signature. L’acte de sépulture nous confirme d’ailleurs que David Baril, cultivateur, est décédé le 12 mars 1854, à Wotton, à l’âge de 58 ans. Sa sépulture a lieu le 14 mars 1854, soit un peu moins de 5 ans après son arrivée à Wotton. L’acte de sépulture a été signé par le prêtre missionnaire G. J. Duhault en présence des témoins, Charles Lachance et Bazile Gervais.
« Le mardi et le mercredi, soit les 12 et 13 juin (1849), il (Abbé Bédard) célèbre au Grand chemin, chez M. David Baril, et il y baptise, le 12, Thomas, né le 26 mai, de Prosper Beauchesne et d’Adèle Bourassa; »
Ibid, p. 35.
Le prêtre revient un mois plus tard, soit le 20 août 1849.
« L’office se célèbre encore chez David Baril. En juin, on avait compté 100 personnes à la messe, et cette fois-ci, le nombre est doublé. »
Ibid, p. 37.
Un autre enfant vient compléter la famille Baril, Émilie. Les détails de sa naissance à Wotton restent à vérifier.
David Baril habite toujours Wotton le 28 septembre 1852 puisqu’il est co-signataire d’une lettre dans laquelle il s’engage, avec plusieurs autres habitants, à verser les sommes nécessaires au soutien du futur curé du Township de Wotton.
Toutefois, trois lettres importantes signées par la majorité des paroissiens, le 6 août 1855, le 26 novembre 1856 et le 22 janvier 1870 ne portent pas sa signature. L’acte de sépulture nous confirme d’ailleurs que David Baril, cultivateur, est décédé le 12 mars 1854, à Wotton, à l’âge de 58 ans. Sa sépulture a lieu le 14 mars 1854, soit un peu moins de 5 ans après son arrivée à Wotton. L’acte de sépulture a été signé par le prêtre missionnaire G. J. Duhault en présence des témoins, Charles Lachance et Bazile Gervais.